Un patron en Chine avec Frantz Lallement
"Pizza gourmet" cela peut paraître antinomique mais c’est le concept développé par l’enseigne toulousaine La Boite à Pizza. Les Français sont déjà séduits et les Chinois aussi avec notamment la pizza au fois gras qui remporte un vif succès. Après l’ouverture d’un premier restaurant à Shanghai l’année dernière, la Boîte à pizza vient d’en ouvrir deux nouveaux et ne compte pas s’arrêter là…Frantz Lallement, le président et fondateur de La Boîte à Pizza nous livre la recette de son succès en Chine.
En un an, les pizzas de La Boîte à Pizza ont conquis le palais des chinois. Jusqu’alors habitués aux pizzas des enseignes américaines, les Chinois ont rapidement été séduits pas la "pizza gourmet". Les pizzas au foie gras, au saumon ou encore aux saint jacques sont déjà des best-sellers ! "Les Chinois s’ouvrent de plus en plus à la cuisine internationale explique Frantz Lallement. La pizza est étiquetée « west food » et ils viennent chercher un certain exotisme". L’une des clés de la réussite des pizzas de La Boite à Pizza c’est d’avoir su s’adapter au goût chinois tout en jouant la carte du "produit français". "Nous avons créé des pizzas qui leur ressemblent, plutôt épicées mais travaillées pour en faire un produit français explique Frantz Lallement. "On part de ce qu’aiment les chinois et on va progressivement éduquer leur palais à manger nos produits comme les Français se régalent de nos pizzas en France". Aujourd’hui avec 3 restaurants sur une centaine que compte La Boîte à Pizza, la Chine ne représente qu’une 1,5 % du chiffre d’affaires mais Frantz Lallement prépare déjà l’avenir. "On ne gagne pas encore d’argent mais on voit venir des demandes fortes donc nous ajustons notre concept pour qu’il marche en Chine.
Fort du succès de la première unité, La Boîte à Pizza vient d’ouvrir deux nouveaux restaurants à Shanghai et compte également se développer dans d’autres villes chinoises en franchise. "Depuis fin août 2007, la législation chinoise permet d’utiliser l’expérience internationale pour un franchiseur explique Frantz Lallement. Auparavant, il fallait pouvoir justifier d’une expérience d’un an sur 2 unités en Chine pour pouvoir se développer en franchise". Profitant de cette nouvelle législation plus souple, Frantz Lallement prévoit d’ouvrir bientôt son quatrième restaurant mais premier franchisé à Pékin. "Refroidi" par certaines expériences malheureuses de JV franco-chinoises, Frantz Lallement a fait le choix de créer une société à capitaux 100% étrangers. "C’est plus difficile de partir seul mais nous avons nos astuces raconte le Pdg de La Boîte à Pizzas. Nous avons un Chinois par exemple qui nous aide dans certaines négociations. Mais globalement les obstacles sont plus durs à surmonter quand on est à capitaux 100% étrangers".
Pourtant, rien ne semble décourager cet insatiable homme d’affaires qui ne compte pas se limiter à la pizza. Egalement à la tête d’ Esthetic Center, un réseau d’institut de beauté sans rendez-vous, il entend développer ses instituts en Chine. "Je fais ce que j’aime se plait-il à dire. Il y a un vecteur commun dans mes activités :amener ce qu’il y a de meilleur de France comme la bonne cuisine, la beauté et le maquillage et c’est ce qui me donne envie de continuer".

