La Chine au musée du Quai-Branly

La Chine au musée du Quai-Branly

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Cela faisait plus de dix ans qu'on l'attendait et le musée du Quai-Branly, le musée des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Océanie a finalement ouvert ses portes au public à la fin du mois de juin.

Christine Hemmet, responsable des collections Asie du musée nous emmène à la découverte des collections chinoises.

Imaginez vous dans la pénombre du musée à la rencontre des objets du quotidien des minorités du sud-ouest de la Chine…

Conçus par Jean Nouvel (Institut du monde arabe, la Fondation Cartier), les quatre bâtiments, recouverts de grands cubes colorés et d’un mur végétal pour un coût de 233 millions d’euros, ont vocation à devenir l’un des hauts lieux de la scène artistique parisienne, voire mondiale. Entièrement consacré aux peuples non occidentaux, le musée vient ainsi rendre hommage à leurs arts longtemps méprisés. Organisée selon quatre grandes aires géographiques, Afrique, Océanie, Amérique et Asie, la collection permanente présente à travers un parcours original les cultures du monde. 300.000 oeuvres seront présentées à tour de rôle dans ces bâtiments volontairement dépourvus de cloisons

Christine Hemmet, responsable des collections Asie du musée nous emmène à la découverte des collections chinoises.

Imaginez vous dans la pénombre du musée à la rencontre des objets du quotidien des minorités du sud-ouest de la Chine…

Le département de l'Asie hérite pour l'essentiel des collections du musée de l'homme, témoignage de la longue présence coloniale française dans l'ex Indochine. Depuis la fin du XIXe siècle en effet, de nombreux voyageurs français partis en reconnaissance de cette zone, comme Jacques Bacot, Auguste François, ont rapporté parures et textiles.

Au Musée du Quai Branly, on vient admirer des objets du quotidien du XIX et XXe de populations villageoises encore vivantes aujourd'hui. L s'agit pour l'essentiel de minorités du sud-ouest de la Chine, comme les Miao et les Dong que l'on retrouve dans le sud-est asiatique en Thaïlande, au Viêt-Nam et au Laos. Chez les Miao, on trouve une collection de textiles brodés sans équivalent dans le monde. Jupe plissée, porte-bébé, bonnets qui au-delà de leur rôle décoratif jouent également un rôle social. Le costume comme affirmation sociale, comme indicateur de l'âge et du statut. On s'émerveille également devant les magnifiques bijoux des Dong. Arborés lors des fêtes cérémonielles, les torques (grands colliers à cinq rang plats) jouent un rôle social dans la compensation de la dot. Ils interviennent également lors des rituels chamaniques car l'argent est censé retenir l'âme lorsque celle-ci quitte le corps après la mort.

On trouve également un rouleau peint datant du XVIIIe siècle qui ne provient pas cette fois des minorités mais des Hans qui représentent la majorité de la population. Ce rouleua représente la cérémonie du premier sillon, rituel que l'on retrouve encore aujourd'hui dans toute l'Asie du sud-est. C'est pour cette raison que Christine Hemmet a souhaité lui faire un place dans le musée.